Au fil de la plume

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 Chapitre introductif.

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Nasuda
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Messages : 903
Date d'inscription : 10/11/2010
Age : 21
Localisation : Castral Roc

MessageSujet: Chapitre introductif.   Mer 19 Fév - 21:08

Bonjour ! Je m’appelle Melba, j’ai maintenant 18 ans.
Bref !
Je ne sais pas pas trop pourquoi je commence à écrire. Peut-être tout simplement parce que j’ai toujours aimé cela. J’ai d’ailleurs écrit quelques textes. Mais, je ne vais pas vous mentir, ils ne sont pas de grand intérêt.
Un résumé de ma vie ? D’accord.
Je suis née à Coutances, dans la Manche. Non, non, pas Castilla la Mancha, en Espagne. Mais bien la Manche, ce petit département français, qui semble noyé dans la mer de la Manche, et tend désespérément vers l’Angleterre. Vous voyez ? Je viens de là-bas. Maman m’a raconté que j’étais un bébé énorme. Alors que toutes les nouvelles mamans de la maternité faisaient des plis aux pyjamas de leurs bébés, maman tirait sur les miens afin de faire rentrer mes longs membres dedans. J’étais aussi très poilue. Au début, papa a cru qu’ils s’étaient trompé pendant les échographies et que j’étais en fait en garçon. Mais non. Heureusement pour moi, cette dense pilosité a, pour la majorité de mon corps, disparu au bout de quelques mois. Il parait que j’avais même des poils au bout des oreilles… Comme un lynx ! Et c’est vrai que la première fois, que j’ai regardé les photos, ça m’a fait bizarre. Que dire d’autre sur ma naissance ? Ah si, une autre anecdote : quand papa venait voir maman, il s’allongeait sur son lit de maternité après avoir mangé son repas, avec moi dans les bras (et ma soeur 4 ans plus tard), et il s’endormait. Maman a pris des photos, mais on ne les regarde jamais. Pourquoi, je ne sais pas trop.
Quelques jours après être sortie de la maternité, il s’est mis à neiger. Maman a pris la voiture et est partie faire un énorme plein de courses. On aurait pu tenir deux semaines, s’il y avait eu une vraie tempête de neige. Parfois, j’imagine tout ce qu’elle aurait pu acheter : de la nourriture évidement, des packs d’eau, même si elle aurait pu faire fondre la neige, ça aurait été plus écologique, des couches et du lait en poudre pour moi. Maman ne m’a pas donné le sein très longtemps, quelques jours à peine, il me semble. Il a neigé, mais pas longtemps.
Au Noël de mes 1 ans, soit l’année suivante, ma tante Françoise m’a offert un coffret de douche, que l’on trouvait encore dans les pharmacies à cette époque, avec deux peluches : deux lapins. Sans le savoir, elle m’avait offert ma meilleure amie jusqu’à mes 15 ans. J’élus un des lapins mon doudou, au détriment des trois moutons que mes parents m’avait offert comme doudous. J’ai toujours aimé frotter les poils d’une oreille, toujours la droite, de mon doudou juste sous mon nez. Ca m’apaisait, m’aider à réfléchir. Aujourd’hui, je le fais encore. Sans oublier qu’elle a m’a veillé toutes les nuits, et je dois admettre qu’elle a parfois servie de mouchoirs, lors de mes gros chagrins. Comme quand Simon-Pierre m’a appris qu’il changeait d’école. J’étais alors en CE1. Ca a été le premier désastre de ma vie. Simon-Pierre était roux, bavard mais rigolo. Il a été mon premier vrai ami. Quand il est parti, je me suis retrouvée seule. Je ne l’ai plus jamais retrouvé. Je me souviens juste l’avoir croisé, une fois, en rentrant de la piscine avec l’école. J’étais alors en CM2. Je n’ai jamais réussi à le retrouver, malgré que j’aimerai bien. J’espère qu’il n’a pas trop changé. Bien sûr que si, il a changé, il a subi la puberté, comme tout le monde. je veux juste dire qu’il est resté égal au souvenir que j’en garde. Je ne perds pas l’espoir de le retrouver un jour. Qui sait ? Peut-être qu’il me bousculera un jour dans la rue, alors que je cours, les bras chargé de feuilles, dossiers, … Que mes feuilles s’éparpilleront, et pendant qu’il m’aidera à les ramasser, je le reconnaitrai, et là, BAM! Coup de foudre. Petit mariage avec les gens qui nous tiennent vraiment à coeur, mais avec une vraie belle robe de princesse.
Je crois qu’il faudrait que j’arrête un peu de regarder les films à l’eau de rose d’M6. Je suis trop romantique. Mais parfois, je souhaite que ma vie soit un film romantique. Seulement, on sait que la vie n’est pas aussi simple qu’un film, même si chacun rêve du prince charmant, ou de la princesse charmante. Mais pour le trouver maintenant, on ne s’attend plus aux belles rencontres que l’on peut faire dans la rue, à la machine à café de la fac, dans le bus (même si en fin de journée, il faut avoir que l’on est pas à notre avantage : la fatigue de la fin de journée qui nous creuse de magnifiques cernes sous les yeux, le maquillage est parti, on s’endort presque… Ce n’est pas vraiment le tableau le plus romantique que j’ai imaginé de ma vie.), mais maintenant, on préfère se fier à Meetic. D’ailleurs, dans la rue, à la machine à café de la fac et même dans le bus, avec la 3G et la 4G (qui vient de débarquer), les gens sont rivés à l’écran de leur portable, ou même de leur tablette, en espérant avoir reçu un charm’ sur Adopteunmec ou un like sur Facebook. Ca me désole un peu que l’on ne prenne plus le temps de savoir comment va notre voisin. Après tout, c’est aussi de la communication, mais différemment.
Enfin, je dis cela, mais je suis la première terrifiée à l’idée de parler à un inconnu, et surtout je déteste me faire aborder, que ce soit pour une demander une pièce car la misère m’emplit de tristesse, ou que ce soit pour me dire que je suis mignonne car c’est un mensonge plaisant.
C’est vrai que la communication est quelque chose de spécial, auquel je n’ai jamais su me confronter. Arrivée au lycée, boulotte, étrange et décalée j’ai vite été remise au rang de « non-fréquentable ». Le lycée a été une expérience particulièrement éprouvante, socialement parlant. Sept amies au total. En seconde, nous étions que deux dans la même classe, toujours côte à côte. Un jour, en biologie, nous avons été séparées pour un TP de construction d’ADN. Je n’ai jamais été aussi triste de ma vie qu’à ce moment. En première, j’étais de nouveau avec une seule amie, surtout à partir de novembre ; pendant les deux premiers mois de l’année scolaire, elle était avec une autre fille, me laissant souvent sur le banc de touche. Heureusement, je retrouvais celle qui est devenu ma meilleure amie en mathématiques, trois heures par semaine, aux récréations et le soir à l’internat. On a même sait nos cours de Code de la Route ensemble. J’excellais en mathématiques, alors je n’écoutais pas les cours, j’écrivais des messages à Claire avec ma calculatrice et je dessinais des étoiles et des figures géométriques sur mon cahier. Mais elle ne s’est pas ré-inscrite au lycée l’année suivante et est partie dans un lycée professionnel. Je me retrouvais donc avec la fille qui était dans ma classe. Heureusement que j’avais quelques amies, mais partie dans une autre filière que la mienne. Mon amie a d’abord été victime d’une crise d’appendicite : deux semaines seule. Puis, elle est tombée en dépression : deux mois de nouveau seule. Il n’y avait qu’en Histoire que j’étais à côté d’une autre personne qu’elle. Un petit vietnamien, drôle, on se marrait bien. Mais sinon, je m’ennuyais, comme en témoigne mon cahier de philosophie. Je ne l’ai revue qu’au baccalauréat.
Quelques jours plus tard, j’apprenais qu’elle avait fait un déni de grossesse. Maman à 17 ans. Je lui souhaite d’être heureuse, car je sais qu’elle m’a rayé de sa vie depuis. Au fond, arriver à l’université a été une bonne chose, au moment où ma vie sociale était au plus bas.
N’aller pas croire que j’étais seule, je ne l’ai pas été. J’allais sur des chats de blogs. J’ai découvert des personnages hauts en couleurs, des excentriques, des mélancoliques, des comiques, des personnes normales aussi. J’ai appris que la diversité est une des plus choses qui existe au monde. J’ai découvert qu’une personne qui se drogue ou qui boit n’est pas un détraqué mental, mais bien souvent une personne qui souffre à l’intérieur. J’ai surtout appris à ne plus avoir de préjugés. De ma solitude physique est né de nombreuses amitiés virtuelles, éphémères ou constantes, qui m’ont aidé à ne pas me sentir abandonnée. Aujourd’hui, j’en ai conservé quelques unes.
En arrivant à l’université, j’ai pris une grande décision : je devais m’ouvrir, aller rencontrer des personnes et me faire des amis réels. J’ai réussi et je suis plus heureuse. C’est une sensation agréable de savoir que quelqu’un peut nous dire « Ne bouge pas, j’arrive » quand on ne va pas bien, le bien-être que procure un câlin de réconfort d’un ami, un sourire le matin alors que l’on a encore les yeux qui papillonnent de sommeil et des rêves de la nuit achevée.
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BloomyT

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MessageSujet: Re: Chapitre introductif.   Jeu 20 Fév - 21:44

Tout cela....

Souvenir-Souvenirs!!!!

Tu frappes fort pour ton retour Very Happy
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